/ août 9, 2020/ 24 heures de méditation, L'ARBRE À PALABRES, Sagesse & beauté, Santé & psycho


Passer de “se servir de la méditation” à “la servir”

“Lorsque au début d’un séjour au Centre Dürckheim, je demande aux personnes présentes si, éventuellement, elles pratiquent déjà l’exercice de la méditation, les réponses sont variées.
Cependant, parmi celles et ceux qui pratiquent déjà une forme de méditation, ces réponses révèlent surtout que, dans la plupart des cas, elles/ils se servent de la méditation afin d’atteindre un but pré-médité.
Les motivations sont nombreuses et diverses: vaincre l’insomnie … assumer le stress dans le milieu de l’entreprise … élargir ses capacités mentales … espérer guérir telle ou telle maladie ou échapper au cancer… ou encore, cette espérance un brin immature et illusoire résumée dans cette formule tendance : “rien que du bonheur !”.
(…)

« Ne vous servez pas de la méditation … servez-la ! »

Pratiquer sans but n’est pas sans effets. Mais ces effets n’ont rien à voir avec les désirs du « moi », cette part superficielle de nous-même qui n’est pas notre vrai point d’appui dans l’existence.
C’est en servant la méditation que la personne qui médite se glisse à un niveau d’être d’elle-même qui est autre que l’ego; le zen l’appelle la vraie nature de l’être humain, Dürckheim l’appelle notre propre essence.
(…)
« La méditation de pleine attention favorise la rencontre avec soi-même d’une façon jusqu’alors refoulée ou inconnue». (K.G. Dürckheim)

Jacques Castermane
Extraits de la lettre d’information du Centre Dürckheim, 9 juin 2017


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