/ janvier 31, 2021/ L'ARBRE À PALABRES, Sagesse & beauté



Parce qu’avec toi le temps a pris de nouvelles dimensions
Que ma routine s’est égaré dans ces changements de direction
Parce que les jours de la semaine se mélangent dans c’bazar
Parce que c’est toi, parce que t’es là, j’n’ai plus peur du dimanche soir
Parce que ça arrive tell’ment souvent que j’sois en pic de sentiments
Et qu’ma pudeur accepte quand même de te l’faire comprendre gentiment
Parce qu’il paraît que l’homme s’habitue vite, s’habitue trop
Et qu’moi je sais que mes deux mains ne se lasseront jamais de ta peau
Quand j’vois tout ce qu’on a construit, j’me dis que 10 ans c’est tell’ment long
Et puis j’me dis que c’est tellement court à chaque fois que s’affiche ton prénom
Parce que le temps n’a pas d’emprise sur la couleur de tes yeux
Parce que le vent éteint une petite flamme mais attise un grand feu
Parce qu’on s’est tant rapprochés que nos souvenirs se ressemblent
Parce que quand la vie n’est pas simple, c’est tellement mieux d’être ensemble
Parce que je sais que le lundi, je vais te parler et te voir
Parce que c’est toi, parce que t’es là, j’n’ai plus peur du dimanche soir

J’l’ai dans la tête comme une mélodie
Alors mes envies dansent
Dans notre histoire rien n’est écrit
Mais tout sonne comme une évidence
Parfois elle aime mes mots
Mais cette fois c’est elle que mes mots aiment
Et sur c’coup là,
C’est elle qui a trouvé le plus beau thème

Parce que j’te chambre sur tes manies mais que j’pourrais plus me passer d’elle
Parce que j’me moque de tes défauts mais qui m’sont devenu essentiels
Parce qu’avant de te regarder partir, j’te vois t’maquiller dans l’miroir
Parce que c’est toi, parce que t’es là, j’n’ai plus peur du dimanche soir
Parce qu’on est libres quand on est forts et plus forts quand nos liens se soudent
Qu’une mauvaise passe devient alors moins profonde que le creux du coude
Parce que tous les nuages du monde n’empêchent pas les pleines lunes
Et que chaque fois qu’elles brillent, c’est nos débuts qui se rallument
Parce que tu sais c’que j’aime, parce que je sais c’que tu veux
Et que c’est quand même une première fois dès qu’on est seuls tous les deux
Parce que 120 mois plus tard, j’viens encore juste de t’rencontrer
Parce que tu es mon plan A et que tu s’ras aussi mon plan B
Après 10 ans d’un beau voyage où j’me rappelle de chaque seconde
Après 10 ans qui ont vu naître les quatre plus beaux yeux du monde
C’est toi qui as trouvé le plus beau thème de notre histoire
Parce que c’est toi, parce que t’es là, j’n’ai plus peur du dimanche soir

Je l’ai dans la tête comme une mélodie
Alors mes envies dansent
Dans notre histoire rien n’est écrit
Mais tout sonne comme une évidence
Parfois elle aime mes mots
Mais cette fois c’est elle que mes mots aiment
Et sur c’coup là,
C’est elle qui a trouvé le plus beau thème

J’n’ai plus peur du dimanche soir.

Grand Corps Malade, 2018